Le poster des temps géologique de Poitou-Charentes

L’échelle des temps géologiques de Poitou-Charentes

En Poitou-Charentes les terrains les plus anciens affleurants remontent à plus de 600 millions d’années, ce qui est assez peu par rapport à d’autres pays. Par exemple, en Guyanne, l’histoire géologique remonte à plus de 2 milliards d’années.
Le Primaire (ou Palézoïque) se rencontre à l’affleurement dans les massifs armoricain et central. Mais les formations sont très morcelées, avec des roches sédimentaires plus ou moins métamorphisées (transformées) et des roches magmatiques, et trés affectées par la tectonique (hercynienne). IL est donc difficile d’y reconstituer une histoire géologique, du moins relativement détaillée.
En revanche, la région est un terrain très favorable à l’observation de l’histoire géologique des ères Secondaire (ou Mésozoïque) et Tertiaire/Quaternaire (ou Cénozoïque), en particulier le Jurassique et le Crétacé supérieur. On compte d’ailleurs plusieurs coupes de référence internationale caractérisant des stratotypes qui empruntent leur nom à la région : Toarcien à Thouars, Coniacien à Cognac, Santonien à Saintes, Campanien pour la champagne charentaise.
Le poster raconte de manière imagée les grandes caractéristiques de cette histoire géologique régionale.

Le poster des temps géologiques de Poitou-Charentes"
Le poster des temps géologiques de Poitou-Charentes

La notice du poster

Les faits paléogéographiques marquants

Au Précambrien, la région se trouvait dans une zone de chaîne de montagnes où s’est accumulée une grande quantité de sédiments continentaux qui ont été intégrés à la chaîne de Montagnes cadomienne et métamorphisés.
Au Cambrien (-550/-540 millions d’années, Ere Primaire) la mer envahit progressivement la région dans laquelle se déposent des grès et des argiles. Une importante phase volcanique dépose des laves acides (rhyolites) à la fin du Cambrien.
A l’Ordovicien, la mer prend une ampleur régionale où se déposent tout d’abord des grès et des conglomérats, puis des argiles.
Au Silurien des grès et des argiles sédimentent, transformés par la suite en quartzites et schistes observables aujourd’hui. Le volcanisme amène toujours des laves acides (rhyolites) que l’on retrouve de nos jours sous forme de gneiss.
Au Dévonien, des calcaires se déposent dans des mers chaudes où des coraux se développent.
Au Carbonifère, des petits bassins continentaux se creusent le long de grandes failles continentales et se remplissent de sédiments sableux argileux et conglomératiques puis par du charbon pour constituer les bassins houillers. D’importantes masses de magmas granitiques se mettent en place au sein d’une chaîne de montagnes nouvellement créée, la chaîne hercynienne.
Le Permo-Trias est, tout d’abord, une longue période d’érosion de la chaîne hercynienne. Au Trias, une grosse météorite d’un diamètre de 1,5 km et d’un poids de 6 milliards de tonnes s’est écrasée dans la région de Rochechouart formant un énorme cratère de 18 km de diamètre. L’impact a produit des brèches en grande quantité et un métamorphisme des roches du sous-sol.
Le Lias voit le retour progressif de la mer avec tout d’abord des sédiments fluviatiles, sables, graviers et argiles. La mer franche s’installe ensuite avec le dépôt de calcaires fins de mer peu profonde.
Au Dogger, la mer s’approfondit et divers domaines de profondeurs différentes s’individualisent. Il s’y dépose des calcaires, des marnes, des sables et des conglomérats.
Au Malm la mer conserve une grande extension et dépose des calcaires argileux à ammonites. Sur ses marges, la mer est moins profonde et des récifs coralliens se forment. A la fin du Jurassique, la mer se retire progressivement. Des dépôts saumâtres puis des dépôts continentaux terminent le cycle sédimentaire.
Le Crétacé inférieur est en région Poitou-Charentes une période d’émersion. La mer revient ensuite au Crétacé supérieur (transgression cénomanienne), aussi bien par le bassin de Paris que par le bassin d’Aquitaine. Les dépôts débutent par des sédiments saumâtres, puis des calcaires à rudistes. Des calcaires argileux caractérisent l’approfondissement. La série des dépôts se termine par des sédimentations variées de craies, grès et calcaires qui témoignent d’importantes variations du niveau marin.
A l’Eocène la région reste largement exondée. Des golfes marins ouverts sur l’Atlantique témoignent toutefois des variations marines.
Au Miocène, au Nord, un golfe de la mer des faluns (calcaires coquillers) descendait jusqu’aux environs de Mirebeau.
Au Pliocène, la mer recouvrait la marge nord-est de la Vendée où elle a laissé des dépôts de faluns.
Au Quaternaire, des oscillations du niveau marin sont produites par les glaciations. Elles ont laissé des sables et des argiles dans le marais poitevin. Le dernier événement est la transgression marine flandrienne, consécutive à la dernière déglaciation. Il a déposé des argiles (« Bri ») qui constituent actuellement les marais littoraux.

La faune et la flore

Cambrien : Le cambrien correspond à l’apparition des grands embranchements de la vie animale. Les mers cambriennes sont dominées par la présence des arthropodes (trilobites) dont les paradoxides (Paradoxides rugulosus) sont les représentants dans la région.

Ordovicien : A l’Ordovicien, les mers se peuplent de céphalopodes et de crinoïdes. Les graptolithes font partie du plancton (Monograptus) de ces mers.

Silurien  : La vie se développe sur terre et les poissons cuirassés occupent les mers.

Dévonien  : Au Dévonien, les premiers amphibiens conduisent les tétrapodes sur le continent. Sur terre les insectes se multiplient et dans les mers les premiers grands récifs coralliens se forment. Le stringocephalus burtini est un brachiopode présent en Poitou-Charentes.

Carbonifère : Le Carbonifère est marqué par la présence d’une flore luxuriante dont les bassins houillers sont les pièges. Les fougères fossiles en sont les plus belles illustrations.

Permo-Trias
 : Les grands reptiles prolifèrent au Permien, dans des paysages dominés par les conifères (araucarias). Au Trias on assiste à l’explosion de céphalopodes avec les ammonites.

Lias : Au Lias les dinosaures dominent les milieux marins comme continentaux (Dinosaures du Veillon)

Dogger  : Parmi les grands reptiles du Dogger de Poitou-Charentes, le Metriorhynchus moreli occupait les mers.

Malm : Parallèlement à la présence des grands dinosaures, les mollusques se diversifient dans les mers (Exogyres orthaspidoceras sp, nérinées). Montlivalta, Echinodermes polypiers, Diceras, crinoîdes, pholadomia, ceromya, pinna pleurotomaria, terebratula, rasenoides lepidula, rasenoîdes eurasenia,.

Crétacé supérieur : Les rudistes (hippurites organisans) sont des fossiles communs des calcaires crétacés dans nos régions, ainsi que les brachiopodes (Rhynchonelles) échinodesmes (micraster) (Exogyres (exogyra columba, et les poissons plats, Ammonites, Pycnodonte, préalvéolina simplex, durania (rudiste), sauvagesia (rudiste)

Eocène-Oligocène : Après la grande disparition des dinosaures et des ammonites, les mammifères apparaissent en nombre à l’Eocène. Sur le continent, les limnées et les planorbes occupaient les eaux douces des nombreux lacs, parmi les algues characées.

Miocène : Le Miocène est caractérisé par la mer des faluns et ses calcaires bio-détritiques. Cette mer peu profonde et chaude, qui remontait jusqu’en Touraine, était peuplée de nombreuses espèces de coquillages poissons reptiles et mammifères.

Pliocène : Comme le Miocène, le Pliocène voit le dépôt de faluns.

Quaternaire : L’évolution du climat (périodes glaciaires et interglaciaires) a un effet dominant dans l’évolution de la faune et de la flore au Quaternaire. Le Mammouth occupait les paysages froids, en parallèle avec l’apparition des premiers hommes.

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