Bulletin de Situation Hydrologique des nappes du bassin Adour-Garonne au 1er octobre 2019

Le Bulletin de Situation Hydrologique (BSH) est un outil de veille hydrologique qui permet de suivre l’évolution du débit des principaux cours d’eau et des réserves en eaux souterraines  , notamment en période d’étiage.

Le Bulletin de Situation Hydrologique du bassin   Adour-Garonne est mis en ligne sur le site du SIGES Midi-Pyrénées ici, vous pouvez aussi le téléchargez ici.

Découvrez le tableau des Indicateurs au 1er avril 2019.

Commentaire général au 07/10/2019 :
Le mois de septembre 2019, contrairement au début de l’été (fin juin et juillet) n’a pas été marqué par des températures particulièrement élevées. Mais, alors que le mois d’août avait été marqué par plusieurs épisodes pluvieux, ceux-ci ont été plus limités en septembre. En conséquence les niveaux des nappes   libres du bassin   Adour-Garonne restent orientés à la baisse sur 80% des indicateurs. Pour les autres, les niveaux sont stabilisés, voire orientés à la hausse sur un indicateur, ce qui n’était plus arrivé depuis le début de l’été.

En terme d’IPS, par rapport au mois d’août, ce mois de septembre se caractérise par deux phénomènes principaux :

  • Un glissement des niveaux bas vers des niveaux très bas (pour 4 indicateurs ponctuels) ;
  • Une forte diminution du nombre de niveaux supérieurs à la moyenne (de 8 à 4 indicateurs ponctuels). Cela traduit un mois de septembre marqué par une vidange des nappes   plus marquée que pour un mois de septembre « moyen ». La tendance dominante pour les nappes   libres du bassin   Adour-Garonne reste toutefois à des niveaux modérément bas pour le mois de septembre 2019, sur l’ensemble des six indicateurs globaux.

Comme les mois précédents, le secteur des Causses du Quercy concentre les niveaux très bas, mais on retrouve également ceux-ci dans la partie orientale des systèmes aquifères   calcaires du Jurassique et du Crétacé de Dordogne et des Charentes. La partie amont de la vallée de l’Adour est également concernée.

Dans l’ensemble, alors que l’étiage 2018 avait été atteint avec des niveaux plutôt supérieurs à la moyenne et que le début de la période de recharge   2018-2019 avait permis de maintenir les niveaux proches de la moyenne, la sécheresse de la deuxième partie du mois de février et du mois de mars a fait baisser les niveaux. Après des mois d’avril, mai et début juin pluvieux, mais n’ayant pas permis de recharger conséquemment les nappes   en raison de la croissance de la végétation, la tendance globale est donc à des niveaux modérément bas. La pluviométrie printanière a toutefois permis de limiter la baisse des niveaux, avant que celle-ci ne s’accélère avec la sécheresse qui s’est installée de fin juin à fin juillet. Au mois d’août, les précipitations ont permis de limiter à nouveau la baisse des niveaux, mais celle-ci s’est à nouveau accentuée en septembre. Ainsi, dans l’attente des pluies automnales qui permettront de débuter la recharge   2019-2020, l’étiage 2019 s’annonce déjà plus sévère que l’étiage 2017, à quelques nuances locales près (nappes   alluviales de la Garonne amont et de ses affluents, façade Atlantique des aquifères   calcaires du Crétacé).
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A partir du premier bulletin de l’année 2019, en plus de la cartographie habituelle et des commentaires habituels, les chroniques piézométriques (évolution des niveaux sur les 30 dernières années et sur la dernière année) sont présentées pour chaque système aquifère  , à l’exception des aquifères   calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur, séparés en partie nord (Charentes) et sud (sources des Causses).

Afin de comparer l’évolution des niveaux sur un même graphique, le niveau piézométrique   se voit soustraire le niveau mensuel moyen d’étiage . Cela permet à la fois de comparer les recharges / tarissements entre les différents secteurs d’un même système aquifère  , et de positionner le niveau par rapport à celui d’un étiage moyen. Comme pour le calcul des IPS, ce dernier point est toutefois conditionné par le fait que les chroniques n’ont pas la même durée et peuvent recouper des cycles hydrologiques différents.

Etat relatif des aquifères   présents sur le territoire Poitou-Charentes-Limousin

Aquifères   calcaires libres du Crétacé supérieur du Périgord et du bassin   angoumois
A l’échelle de l’indicateur global, la situation évolue peu par rapport aux mois précédents. En particulier, dans la partie occidentale, les niveaux restent modérément bas et orientés à la baisse.
Dans la partie orientale, les indices IPS baissent d’une classe : passage d’un niveau modérément haut à proche de la moyenne dans le secteur de Dignac (16, Sud Angoulême) et passage d’un niveau bas à très bas plus au sud à Bourrou (24, SO Périgueux), illustrant parfaitement le phénomène constaté à l’échelle du bassin   Adour-Garonne.
A l’ouest, à Mortagne-sur-Gironde (17, près estuaire Gironde), les niveaux sont toujours inférieurs au niveau d’étiage moyen, alors qu’ils restent proches des niveaux d’étiage moyen à Bourrou et Saint-Agnant (17, Sud Rochefort).
Par comparaison avec l’année 2017, particulièrement déficitaire pour la recharge   de ces aquifères  , la situation est moins critique en septembre 2019, en particulier sur la façade Atlantique.

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Aquifères   calcaires karstifiés libres du Jurassique moyen et supérieur
A l’échelle du système aquifère   et comme dans tout le reste du bassin  , le mois de septembre 2019 se caractérise par des niveaux en baisse et modérément bas, comme les mois précédents.
Localement, la situation est contrastée. Dans la partie charentaise, les niveaux piézométriques restent orientés à la baisse, mais varient de modérément bas à Ruffec (16, Nord Angoulême), à proches de la moyenne à Ballans (17, NO Angoulême).
Pour le piézomètre   de St-Projet (16, NE Angoulême), présentant les fluctuations les plus importantes du système, le niveau a brutalement chuté depuis fin juin : près de 15 m malgré un petit épisode de recharge   fin juillet. Il reste inférieur de 5 m au niveau d’étiage moyen.
A Ballans, le niveau est passé sous le niveau d’étiage moyen, alors qu’il reste proche à Ruffec.

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Vous pouvez retrouver plus d’informations sur la manière dont le Bulletin de Situation Hydrologique des nappes est calculé par le BRGM ici.

Les 6 indicateurs et les 32 points de suivi du bassin Adour-Garonne sont décrits dans l’article suivant.

Vous pouvez également consulter le BSH national au 1er septembre 2019 (liens actifs quelques jours après la publication de cet article) :

Note d’information sur l’état des nappes d’eau souterraine.->http://www.brgm.fr/sites/default/files/brgm_nappes_eau_2019-10.pdf

Documents à télécharger

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